Fig. 1
Carlos Bermejo Mozas
Barcelone, octobre 2002
PRESENTATION
Dans cet essai, nous nous proposons d´utiliser la
logique paramétrique que Jean-Michel Vappereau propose dans son livre
"Lu" afin de schématiser les articulations que Lacan propose, tant
pour l´aliénation dans le champ narcissique (Séminaire XI), que pour pouvoir
établir les opérations d´aliénation, transfert et vérité dans le champ de la
relation à l´Autre (Séminaire XIV-
XV). Nous posons pour connue la première théorie de l´aliénation entre le
symbolique et l´imaginaire (Séminaire XI). De fait, nous utilisons la négation
du je suis dans l´inconscient comme son corrélatif.
Nous nous situons donc, au moment du passage de la
première formulation de l´appareil psychique (plan projectif de "la question
préliminaire…") à la seconde, le nœud Borroméen, moment où Lacan corrige
le court-circuit du "Ça parle dans l'Autre",
pour proposer une articulation entre la structure du langage[1]
et l'inconscient comme une rencontre sous laquelle serait le réel, un réel non
encore traité à travers le concept de discours qui apparaîtra deux ans plus
tard.
Lacan avait déjà partagé la chaîne signifiante en
deux, celle de l´énoncé et celle de l´énonciation, afin d'introduire la pulsion
comme quelque chose de distinct de l´Autre,
mais articulé à lui. Dans les Séminaires V-VI, il construit le graphe du désir
ou de la parole, et c´est dans le Séminaire VII qu'il entame une lecture du
réel au travers de
Après le Séminaire IX, où Lacan commence à faire la
topologie des surfaces, c'est-à-dire, la topologie des extensions des chaînes
du graphe du désir (le tor pour la demande et le désir - chaîne du signifié-,
le plan projectif pour le fantasme et le désir -court-circuit imaginaire-) et,
après la difficulté du séminaire XI pour situer la pulsion dans l'inconscient,
Lacan se propose de traiter la jointure des deux chaînes signifiantes (chaîne
du signifiant et de la jouissance) avec une extension : la bouteille de
Klein (Séminaire XII). Nous ne sommes plus dans l´articulation du symbolique
face à l´imaginaire, mais dans la première tentative de construction de la
doctrine du symbolique face au réel. Cette doctrine resta semi-oubliée depuis
l´écrit "
Malgré tout, dans le Séminaire XI on voit bien qu'il y
a deux avancées. On est en premier lieu en présence d'une définition
significante du parcours de la pulsion, de sa grammaire. Ensuite, ladite
pulsion est liée à une opération plus large : le transfert. La conséquence de
ces avancées est de situer le signifiant avec des indices, unaires et binaires.
Le premier dans la lignée du trait unaire et le second en tant que définition
du Vorstelungsraëprasentaz freudien.
Mais Lacan situe encore le signifiant unaire apparaissant in initio dans l´Autre.
En fait, il traîne encore à sa suite le vieux concept qui veut que l´Un
provienne de l´Autre tel qu'il le
définit dans le "Séminaire de la lettre volée", lorsqu'à la fin, dans
la formulation des parenthèses des parenthèses, il situe l´Un du signifiant
hors du champ des parenthèses comme l´Un de la répétition. C´est à dire qu'il
n´y a pas encore de différence précise entre les signifiants de l´idéal de l´Autre, du savoir S2 et ceux
qui deviendront les S1. A cause de ce
court-circuit, il ne peut pas articuler correctement la pulsion dans l´inconscient
comme réalité sexuelle dans le Séminaire XI. Dans le séminaire XII, il commence
à corriger ce court-circuit, et pour cela il doit recourir à une formule de la
théorie des ensembles qui n´existe pas dans la logique en cours: L´addition
disjointe.
La quantité de détours qu'il fait avant de la trouver
dans les Séminaires XIV-XV est tout à fait impressionante. L´addition disjointe
n´est pas un vel et ce n´est pas non
plus la disjonction excluante de la logique, ni les lois de Morgan avec
lesquelles il commence d'abord à traiter le problème. La disjonction excluante
suppose que : "soit on donne p, soit on donne q, mais jamais les deux
à la fois". Au contraire, l´addition disjointe est une opération
d'addition d´ensembles, mais d´abord, avant de les additionner, il les
disjoint. Les disjoindre signifie que s'ils ont des éléments communs (ils ne
sont pas disjoints), on ajoute à chaque élément du premier ensemble un
sub-indice (1 par exemple), et à ceux du deuxième ensemble on en ajoute un
autre (2 par exemple). Les possibles éléments identiques des deux ensembles
sont par là différenciés : nous les avons disjoints par définition. À présent,
en faisant la somme (par le biais de l´opération réunion), nous aurons un
ensemble qui aura les éléments de deux ensembles, et son cardinal sera donc la
somme des cardinaux de chacun. Si nous ne les avions pas disjoints, cette dernière
étape ne se serait pas accomplie et ce ne serait pas une addition, mais une
simple réunion.
Cette réunion si simple en mathématiques est celle que
la psychanalyse doit dialectiser afin de rendre compte de deux problèmes :
la différenciation Ça et Inconscient ou autrement dit la joncture de la
structure du langage et le dire du la parole. Il y a là une
« refente » du sujet ajouté à sa division entre la chaîne du
signifiant et celle du signifié. Pour cela, l´inconscient est à présent situé
dans la double ouverture du graphe du désir : ouverture vers la gauche
pour la parole et son après coup,
vers le haut entre la structure pulsionnelle et le dire. Autrement dit, entre
le savoir et la jouissance, et recouvrant dans son joncture un réel qui est
encore extérieur à l´appareil, bien que déjà représenté par la pulsion. Ça et
Inconscient ont déjà été séparés dans l´axe de la relation à l´Autre dans le schéma R dans lequel le S
est complété par le ES freudien.
Nous avons différencié ainsi deux types de
signifiants, unaires et binaires, mais qui peuvent être semblables comme
signifiants. Il nous semble que ce soit la meilleure façon de situer le signifiant,
soit dans la structure du langage comme signifiant pulsionnel, soit dans
l´inconscient comme signifiant de l´Autre2.
Si les deux champs, celui du Ça et celui de l’Inconscient, sont disjoints, mais
la pulsion doit représente la réalité
sexuelle dans l´inconscient ; et si le
sujet de l´inconscient doit se faire une place dans la pulsion, comment les
unir de nouveau, sans les unir par le je
comme le fait Descartes3 ?
C'est là que Lacan situera les deux paramètres de la psychanalyse : a/-
Cependant, Lacan doit respecter la logique que Freud a
établi pour l'inconscient et la pulsion dans "Les pulsions et leurs
vicissitudes". Logique qui ne se fonde pas seulement sur le dedans et le
dehors, mais qui articule aussi l'intérieur et l'extérieur. De plus, elle doit
être compatible avec la logique établie pour l'inconscient dans "Die Verneinung"5.
Pour cela, nous utiliserons deux outils: le premier,
topologique, est la bouteille de Klein et les possibles cercles sur elle; le
second est la logique des deux négations à laquelle nous avons fait référence
plus haut.
Graphiquement
Fig. 2
Nous allons exposer à présent le pourquoi du choix de
la topologie, et en particulier de la bouteille de Klein, et le pourquoi d'une
telle logique. La négation classique peut être imagiariser (s´éxtendre diraient
les logiciens) sur un plan fini ou infini. Si on l´imaginarise comme un cercle6 sur lui, alors elle nous le divise en
deux sous-plans: le premier à l'intérieur du cercle qui coïncide avec les
points pour lesquels la proposition est vraie; le second, hors du cercle qui
coïncide avec les points pour lesquels la proposition est fausse. Ce sont les
diagrammes classiques de Euler-Venn.
Nous avons ainsi divisé le plan en deux parties, que
nous pouvons nommer sans précision et indistinctement intérieur-extérieur ou
dedans-dehors7. Si le plan est fini,
nous avons un univers du discours défini, et s'il est infini, nous ne l'avons
pas et les choses se compliquent, puisque la négation ne coïncide pas avec la
complémentarité des ensembles. Nous savons qu'en psychanalyse nous devons
différencier le hors de moi, mais à l'intérieur de l'appareil psychique, de
l'extérieur (c'est-à-dire, n'appartenant pas à l'appareil psychique). Autrement
dit, les deux polarités freudiennes de ce qui est indifférent ou de ce qui est
agréable ou désagréable. Si on veut l'envisager d'un autre point de vue, différencier,
dans le réel, le réel extérieur du réel représenté à l’intérieur. Pour cela,
Lacan différencie le non-moi (hors), à l'intérieur du moi (intérieur), de
l'extérieur radical.
Si, comme nous le disions, il n'y a pas d'univers du
discours, comment définir les négations classiques complémentaires? Une
solution consiste à utiliser une surface fermée8
submergée à l'intérieur d'un espace euclidien tridimensionnel. Alors un cercle
qui la divise en deux, qui la déconnexionne, nous permet d'étendre ou
d'imaginariser ladite négation, en apparaissant deux morceaux, le vrai et le
faux. Cependant, dedans-dehors ne coïncide plus avec intérieur-extérieur (les
deux sous-espaces dans lesquels la surface divise l'espace euclidien
tridimensionnel)9.
Si nous prenons la plus simple, une sphère, nous
verrons que n'importe quel cercle la divise en deux pastilles, cela nous
servira plus tard. Un cercle (signifiant dans son aspect logique) la divise en
vrai et faux. Etant donné que l'intérieur et dedans ou extérieur et dehors sont
absolument disjoints, cela ne nous sert pas, puisqu'on sait que le plus intime
du sujet et le plus extérieur sont en continuité. De toute façon, la plus
grande difficulté provient de ce que sur elle, il y a seulement un type de
cercle, ce qui fait que nous pouvons seulement établir une négation classique
et par conséquent sa division en deux parties. La solution consiste à laisser
la sphère et à passer à des surfaces unilatérales ou non-orientables.
Si nous choisissons un plan projectif, tant qu'on ne
peut le plonger dans la troisième dimension sans qu'il s'auto-traverse10, il ne reste que la possibilité de
l'immerger, ce qui produit la ligne de singularité, nous pouvons passer ainsi
de l'intérieur à l'extérieur11 dans une
solution de continuité, bien qu'en étant toujours disjoints avec le dedans-dehors. D'autre part, dans ledit plan, on
trouve trois types de cercles. A) ceux qui le déconnexionent dans une bande de
Moebius et un disque. B) ceux qui l'ouvrent sans le déconnexioner et le
laissent comme un folio. C) les cercles duels des A), c'est-à-dire, les huits
intérieurs qui, appliqués à la bande de Moebius obtenues avec un cercle de type
a) divisent la bande en une bande et un ruban12.
Ces derniers divisent le plan en trois parties: une bande, un ruban et une
pastille. Ces trois portions nous permettent de concevoir une logique sur lui par deux négations et un paramètre:
l'objet "a" ou Hélix13.
Malgré tout, dans les opérations inconscientes, les
principes de non-contradiction et du tiers exclu ne doivent pas s’accomplir. En
fait, c'est ce que nous indique le S(
Si à présent nous souhaitons aborder la logique qui se
trouve entre la chaîne de l'énonciation et celle de l'énoncé, ou autrement dit
l'articulation Ça-Inconscient, ou encore la structure du langage et la
structure de la parole, et comme nous l'avons déjà indiqué, ils ne peuvent
avoir en commun des éléments qui ne soient pas des paramètres, et s'ils en ont
(le signifiant dans sa double dimension de savoir et de pulsionnel) il n'y a
d'autre remède que de les disjoindre. Nous pourrions utiliser le plan
projectif, mais il nous fait défaut dans le sens où il ne nous donne qu'un seul
paramètre, le "a", et non pas deux, "a" et "
L'articulation des deux polarités dedans-dehors et
intérieur-extérieur, non disjoints, ne sera pas obtenue jusqu'au le noeud
Borroméen. Dans les schémas de surfaces l'articulation de l'extérieur radical,
ce que recouvre "a", avec l'intérieur s'articule moyennant le cadre
du "
Transportant cette
fois la dite logique à la bouteille de Klein, nous abordons aussi bien le
schéma de l'aliénation dans le champ du narcissisme que la somme disjointe d'où
il faut partir (puisqu'il n'y a pas d'être dans l'inconscient, ni le je pensant dans le Ça) pour effectuer, à
partir d'elle, les trois opérations fondamentales de la logique du fantasme :
aliénation, tranfert et vérité, et leurs conséquences en référence à l'acte, acting-out et passage à l'acte.
Note: Dans ce travail, nous utilisons
Maintenir les deux formes négatives permet de visualiser
et de normaliser avec précision comment, moyennant les négations classiques, on
peut faussement positiver ce
SCHEMA
1 (l'aliénation dans le champ narcissique)
A)
Première possibilité d'aliénation dans le registre
narcissique en partant du fait que chaque champ est imaginarisé comme un plan
projectif :
Fig. 3
Passons aux négations classiques Þ nous ne prenons pas en compte l'objet
"a".
Fig. 4
Faisons en sorte que les deux cercles des négations se recouvrent l'un
avec l'autre.
Fig. 5
Cette pastille, double, convertit en plan projectif
n'importe laquelle des deux bandes de Moebius. Lacan le représente ainsi :
chaque cercle est un plan projectif.
Fig. 6
B) A présent, nous
prendrons en compte la seconde négation pour disposer de l'objet "a",
qui est celui qui permet de centrer dans le miroir pour voir l'effet du Moi.
C'est-à-dire, l'application bi-univoque entre i (a) et i ‘(a).
~Ich ~Lust
Fig. 7
Unissons maintenant les deux "a", qui nous
donnent un cylindre, et collons les négations classiques croisées :
a
Fig.
8
nous superposons les PP
Fig. 9
Lacan le
schématise ainsi: Unlust = non-moi
Fig. 10
Si nous revenons à nos
plans projectifs, il nous est resté dehors le "a", que nous dessinons
à présent en pointillé sur eux:
Unlust
= non-moi
Fig. 11
La ligne de point
représentant les intersections avec les plans projectifs du cylindre de l'objet
"a".
Si nous transformons tout en cercles, et ajoutons
l'opération de "miroiter", grâce à l'objet "a"14, le lust dans le Ich, nous obtenons le
schéma de Lacan :
Fig. 12
SCHEMA 2 (L'aliénation dans le champ du langage)
La
logique de la joncture Ça et Inconscient
Nous ne partons plus à présent de plans projectifs
sinon de bouteilles de Klein15, dans
lesquelles nous supposerons qu'une bande est la négation (classique) de la
proposition de l'autre et vice-versa. Cela est justifié pour deux raisons :
Premièrement, la thèse de Lacan selon laquelle il n'y
a pas d'univers du discours, ensuite qu'il n'existe pas d'ensemble représentant
le tout absolu face auquel on puisse réaliser une complémentarité ou la
négation.
Deuxièmement, s'il existait un univers du discours nous
irions, en le normalisant, dans la direction contraire à la doctrine exprimée
par Freud dans "Les pulsions et leurs vissicitudes" qui veut qu'au
début soit l'immensité du réel, ce qui est indifférent, et c'est à l'intérieur
de cette immensité que se créent les espaces yoiciens [esp.: yoicos] ou symboliques.
Ensuite, on ne le nie pas face à l'infini, mais on le nie, de façon classique,
face à l'espace, une surface fermée et non orientable ou unilatérable,
construit dans des opérations antérieures - la surface plongée dans le réel.
Fig. 13
Nous devrons en plus utiliser ladite négation aux côtés
de la négation, ~, quelque peu améliorée et qui peut aller dans les deux
sens.
Nous nions (~) X
Fig. 14
Fig. 15
Nous devons ajouter une autre négation de X,
Premièrement,
barre, tombe sur le suis,
Deuxièmement, barre,
tombe sur le Je,
Premier cas, sans chercher de points communs entre Inconscient et Ça
Ça
Fig. 16
Inconscient
Fig. 17
Ici on nie
Si
Si
À présent nous les superposons en tournant
l'Inconscient.
Fig. 16 bis
Fig. 18
Fig. 19
ß ß
Le faux être coïncide La
croyance dans le penser du je
avec le Ça. coïncide
avec l'Inconscient.
Si je ne pense pas Þ je suis Si
je ne suis pas Þ je pense16
S'il n'y a pas transfert, on en reste là, à cette
oscillation (soit je ne pense pas soit je ne suis pas), avec les deux
possibilités de choix, acting-out o passage à l'acte. Ou je pense ou je suis,
mieux dit.
Second
cas, avec l'itération en coupe double ~
Sous transfert, nous pouvons trouver un
ruban commun aux deux bandes et pour cela commun au Ça et à l' Inconscient,
étant en même temps disjoints. C'est
une dialectique de rencontre/non-rencontre.
Fig. 20
~ (
Fig. 21
~ (je
À présent nous les superposons de façon
croisées.
Fig. 22
~ (je
ß ß
Faux être comportant Croyance
en ce que Je
l'objet “a”, mais avec pense,
mais avec le
le
et bouché par “a” comme nasse.
L'oscillation devient:
soit [~ (je
~ (je
~ (
Lacan, pour plus de clarté ou de simplicité (ou plus
simplement parce qu'il ne l'a pas visualisé avec cette normalisation), met des
cercles au lieu de bandes et le ruban est la lunule.
Fig. 23
Fig. 24
Soit
je ne pense pas, soit je ne suis pas.
Très simplifié
À partir de là, on peut appliquer les opérations
d'aliénation, transfert et vérité. ß
Nouvelle Þ choisir déjà un côté
D'autre part, nous voyons clairement que l'accès au
réel reste soumis au passage par
Par ailleurs, nous voyons comment là où était dit
Traducción:
Francisco García, Barcelona
[1] Structure grammaticale sauf la première personne. Il ne s´agit pas de
la structure "rhétorique" typique de l´inconscient. C´est la première
façon dont Lacan aborde la pulsion (sans mythe), avec un appareil de langage.
Ceci pour le circuit ; le théorème de Stokes pour le Drang, et la théorie des ensembles pour le "a" comme
signes obtenus des recouvrements possibles de l´espace infini de la jouissance,
en particulier le recouvrement minimum ç’est à dire fini: théorème de la
compacité assurée, en particulier, pour l´ensemble des nombres réels fermé et
borné (théorème de Heine-Borel), travail présenté dans "Encore".
2 Ensuite ils seront S1 et S2. Les premiers comme un essaim, et les suivants comme batterie tels qu'il les avait défini dès le départ : un signifiant est un signe qui peut finalement passer à une batterie signifiante. C'est-à-dire, le passage de signe (processus premier) à signifiant (processus primaire). Il faudra ensuite revenir au signe, mais en "faisant signe".
3 Descartes le fait pour une autre opération, la joncture de l'être et de la pensée dans la raison philosophique et non dans la raison analytique. Et c'est là que la psychologie, ajoutant l'imaginaire, créé une confusion entre le je et le moi, laissant tout ensemble dans un seul élément.
4 Il n'est pas à rappeler que le
signifiant est impossible à négativiser, puisque seule peut l'être la
magnitude. Il ne faut pas confondre l´inversion du miroir avec la négativisation.
5 Dans un de nos travaux "Lógica y topología de la proposición del 9 de octubre" nous mettons en plus ladite logique en relation avec le signifiant d'un manque dans l'Autre.
6 En topologie, les circonférences reçoivent le nom de cercle.
7 En fait, on pourrait dire que
extérieur est ce qui est hors du plan, mais il n'y a aucune manière de définir
intérieur puisqu'il coïncide avec extérieur ; mieux : un plan définit deux
côtés, mais pas intérieur ni extérieur. Cet extérieur absolu recevra plus tard
dans l'œuvre de Lacan la dénotation de
trou royal.
8 Le plan euclidien est une surface ouverte.
9 Aujourd'hui, à la différence du cas du plan euclidien, comme surface, on différencie bien intérieur et extérieur sans problème.
10 En fait, il nécessite un espace euclidien à 4 dimensions pour se plonger sans s'auto-traverser (ligne de points singuliers).
11 En passant la ligne "d'auto-traversement", nous passons de l'intérieur à l'extérieur, et nous sommes donc à la fois sur la surface et "sous" elle.
12 Cf graphe plus haut.
13 Cf travaux du même auteur, "Lógica y topología de la proposición del 9 de octubre".
14 Lacan avait déjà indiqué, dans “Observation sur le rapport de Daniel Lagache…”, que c'est grâce au cadrage que permettent les fleurs réelles (a) moyennant quoi le sujet réalise l'expérience et pas seulement avec l'Idéal de l'Autre.
15 Une bouteille de Klein est composée de deux bandes de Moebius cousues sur leurs bords.
16 On voit ainsi comment deux négations s'articulent autour de la proposition, simulant des propositions classiques, donnant quelques affirmations que Lacan considère fausses dans les deux cas.